Si tu t’es déjà retrouvé dans un magasin de beaux-arts devant deux rayons énormes – tubes d’acrylique d’un côté, petites godets d’aquarelle de l’autre – et que tu t’es demandé “bon… je prends quoi, moi ?”, rassure-toi : on est tous passés par là. Perso, j’ai même encore le souvenir d’un samedi pluvieux près de République, à Paris, où j’ai passé 30 minutes à hésiter devant trois bleus différents (oui, trois). Alors autant poser les choses calmement et comparer ce qui compte vraiment : ton style, ta manière de créer… et ton portefeuille, parce qu’on ne va pas se mentir, ça joue.
D’ailleurs, en parlant de budget et d’outils pour s’organiser, je suis tombé un jour sur https://www.conseil-marketing.eu en cherchant comment optimiser mes dépenses matos – et ça m’a évité de craquer pour des pinceaux hors de prix. Bref, revenons à nos couleurs !
Acrylique : la technique qui pardonne (presque) tout
L’acrylique, c’est un peu le couteau suisse de la peinture moderne. Ça sèche vite, ça couvre bien, ça sent moins fort que l’huile, et tu peux bosser aussi bien en couches épaisses façon relief que tout en transparence. Si tu es du genre impatient.e – ou juste super enthousiaste comme moi quand j’ai une idée qui me démange – l’acrylique, c’est un bonheur.
Niveau style, elle est parfaite si tu aimes :
- les couleurs éclatantes, bien franches ;
- les effets de texture ;
- les retouches rapides ;
- les formats plus grands (ça tient bien, ça accroche bien).
Niveau budget, tu peux commencer très raisonnablement. Un set de base tourne autour de 15–25 €. Les médiums sont optionnels au début, même si… honnêtement, tester un gel mat ou brillant, c’est assez fun.
Petite mise en garde que j’ai appris à mes dépens : comme ça sèche vite, vraiment vite, prépare ton plan de bataille. Pas de “je vais juste répondre à ce message WhatsApp”… tu reviens, ton mélange est devenu un petit fossile coloré.
Aquarelle : la poésie liquide (et un peu capricieuse)
L’aquarelle, c’est tout l’inverse : plus délicate, plus spontanée aussi. Elle joue avec l’eau, les accidents, la transparence. Quand tu vois un lavis réussir du premier coup, t’as l’impression que le papier a fait de la magie tout seul. Mais ça demande un petit apprivoisement.
Niveau style, elle convient à celles et ceux qui aiment :
- les effets doux, lumineux, presque vaporeux ;
- les ambiances naturelles, les paysages, les carnets de voyage ;
- les nuances subtiles ;
- les techniques “à l’instinct”, où l’eau décide parfois pour toi.
Niveau budget, ça peut surprendre : les godets entrée de gamme coûtent peu, mais dès que tu veux une gamme pro, certains pigments dépassent les 10 € pièce. Par contre, ça dure une éternité – j’ai encore un petit godet de bleu outremer acheté en 2017, juré.
Seule difficulté : accepter de ne pas tout contrôler. L’eau file, se faufile, crée des auréoles… bref, si tu n’aimes pas les surprises, tu vas peut-être grincer un peu au début.
Alors, tu choisis quoi selon ton style ?
Pose-toi deux ou trois questions simples :
Tu veux du punch ? Des contrastes nets ? De la matière ? → Acrylique.
Tu préfères la douceur, les teintes transparentes, les ambiances atmosphériques ? → Aquarelle.
Et puis ton rythme, c’est important aussi : si tu peins un peu le soir, après le boulot, l’acrylique est top car elle ne demande pas 20 minutes de préparation. Si tu fais plutôt du sketching dans un carnet au parc, l’aquarelle se glisse dans un sac et pèse trois fois rien.
Et selon ton budget ?
Si tu veux tester sans trop investir :
- Acrylique débutant : un set 12 couleurs + 2–3 pinceaux → 25–35 €.
- Aquarelle débutant : une palette basique en godets + un pinceau à réservoir d’eau → 20–30 €.
Ensuite, c’est vraiment une question de montée en gamme. En général, l’acrylique coûte plus au début (plus de quantité), mais reste assez stable. L’aquarelle peut devenir chère si tu veux des pigments haut de gamme, mais comme tu en consommes très peu… ça s’équilibre.
Le meilleur choix ? Celui qui te donne envie de peindre demain.
Au final, peu importe ce que disent les “il faut commencer par…”. Ce qui compte, c’est ce qui te donne envie de t’asseoir devant une feuille. Peut-être que tu vas tester l’acrylique et découvrir que tu préfères l’eau. Peut-être que tu vas mélanger les deux sur un même carnet (oui, ça marche parfois, et c’est même assez grisant).
Si tu hésites encore, fais un mini test : 10 minutes d’acrylique, 10 minutes d’aquarelle. Laquelle te donne envie d’en refaire tout de suite ? C’est souvent aussi simple que ça.
Et toi, tu penches vers quoi ? L’énergie de l’acrylique ou la fluidité de l’aquarelle ?